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| Montée vers le Mirador del Rio |
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| Route sur une coulée de lave |
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| Murets pour protéger du vent |
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| Vigne et cactus protégés du vent |
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| L'île de la Graciosa vue du Mirador del Rio |
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| Haria |
Nous retrouvons une oeuvre de César Manrique : Los Jameos del Agua. Il a aménagé une grotte ouverte dans un tunnel de lave qui court jusqu'à l'océan. Un lac souterrain où vivent de minuscules crabes albinos, une piscine créée par l'artiste, un auditorium de 600 places dans une cavité de basalte, des escaliers et des points de vue sur l'ensemble, le tout dans un décor végétal, en font un endroit très touristique.
La route que nous prenons serpente sur un champ de lave que la végétation a fini par investir. Au fur et mesure que l'on monte, on découvre la culture de la vigne ou des figuiers de barbarie. Ces derniers, originaires du Mexique, ont été introduits aux Canaries pour la cochenille, colorant autrefois utilisé notamment dans les cosmétiques. Aujourd'hui, on ne les cultive plus que pour leurs fruits. Toutes les cultures sont protégées du vent par des murets de pierre de lave, murets rectilignes ou en demi-cercle.
A 475 m d'altitude, au sommet d'une falaise, César Manrique a conçu un mirador, le Mirador del Rio, d'où l'on jouit d'une vue panoramique sur l'île de la Graciosa, que l'on peut apprécier soit de l'extérieur, soit de l'intérieur du restaurant dont les baies vitrées donnent sur ce panorama.
C'est fou ce que César Manrique a créé pour mettre en valeur les beautés naturelles de son île ! Il a aussi lutté férocement contre le bétonnage de la côte. Il a su faire prendre conscience aux habitants de Lanzarote de la richesse et aussi de la fragilité de leur patrimoine naturel et culturel. Malheureusement, sa voix s'est éteinte. L'intérêt et le profit des promoteurs, encouragés par les responsables politiques locaux ou nationaux, pourraient réduire à néant toutes les luttes qu'il a menées pour préserver son île.
Nous passons une journée à Haria, dans la "vallée aux 10 000 palmiers" ce qui lui confère un côté africain. César Manrique, qui appréciait le calme et l'authenticité de cette petite ville, y a fait construire sa dernière maison sur les ruines d'une ancienne demeure paysanne.
Cette région, une des plus humides de l'île, est avant tout agricole. On y cultive pommes de terre, tomates, oignons, lentilles, haricots, maïs, petits pois, selon une technique ancienne: comme l'eau est très rare, même si c'est la région la plus arrosée de l'île, on recouvre la terre de "picón, ce sable de lave grossier, qui a la propriété d'absorber la rosée du matin tout en conservant l'humidité de la terre. Cette couche noire qui recouvre les champs est surprenante : on a l'impression que les plantes poussent sur la lave!






Superbes ces cactus! ainsi que tout ce paysage à base de lave...
RépondreSupprimerQuel dépaysement ça doit être , surtout quand on profite de cette beauté à bicyclette,
avez-vous les yeux assez grands ?
Grâce aux aquarelles et dessins de Daniel, aux textes et photos d'Huguette, on voit bien que tous les ingrédients sont réunis sur l'île de Lanzarote pour réussir un magnifique voyage à vélo... comme on les aime. Vous nous faites rêver. On attend la suite. Bonne route ! Annie
RépondreSupprimerLe voyage par procuration, c'est bien. Être sur le terrain, c'est quand même mieux ! Profitez bien les jeunes ! Daniel