dimanche 12 février 2017

Vent de Patagonie sur Lanzarote et Fuerteventura

Certains nous ont souhaité "bon vent". Eh bien Eole ne les a  pas entendus. l'alerte orange - ici on dit "jaune"- est toujours en vigueur. Pour aller à Playa Blanca et prendre le bateau pour l'île de Fuerteventura, nous avons dû affronter des rafales  d'au moins 70 km/h. Certaines compagnies pour Fuerteventura avaient même suspendu leur navigation.
Le ferry que nous avons pris a eu bien des difficultés pour accoster dans le port de Playa Blanca. Trop de vent de côté, une amarre qui se casse. Après une tentative infructueuse, il est reparti en mer (nous pensions que la traversée ne se ferait pas)  puis il est revenu, parvenant enfin à accoster après de lentes et longues manoeuvres. La traversée s'est effectuée sur une mer démontée et la compagnie a décidé de suspendre les suivantes.
Arrivés à Corralejo, sur Fuerteventura, nous avons encore dû pédaler avec toujours ce vent violent de côté sur une route fréquentée et en travaux. Bref, nous étions contents d'arriver à La Oliva mais harassés.
Fuerteventura se distingue de Lanzarote par son architecture beaucoup moins homogène et moins harmonieuse : maisons sans véritable style et aux couleurs disparates avec parfois des toits recouverts de tuiles. 
Nous sommes à La Oliva, une petite ville du nord qui fut la capitale de l'île au XIX ͒  siècle mais qui a perdu de sa grandeur. En ce dimanche après-midi, tout est calme. Seuls quelques touristes  donnent un peu d'animation à la place centrale entourée de palmiers aux troncs soigneusement taillés, sur laquelle se dresse une église de style mudejar, avec en toile de fond le cône d'un volcan.
Dans l'unique bar ouvert, quelques villageois regardent un match de football de la ligue qui oppose l'équipe de Tenerife à celle de Valladolid. Vous imaginez quelle équipe ils soutiennent...


Entre Corralejo et La Oliva

Papayes

La Oliva

2 commentaires:

  1. Dans la série "Mieux vaut tard que jamais", j'ai réagi ce matin que votre périple devait déjà être bien avancé. Je viens donc de me mettre à jour. Merci pour vos partages de grande qualité, comme toujours. Beaucoup de vent ici aussi. Bonne route et bon vent.
    Dominique

    RépondreSupprimer
  2. la cycliste sur la photo semble lutter contre le vent! C'est sûrement difficile de pédaler, même si on s'est entraîné
    en Patagonie...
    La traversée en bateau était périlleuse ; on se sent tout petit face aux éléments naturels...
    Merci de nous faire partager ces moments de voyage.
    Continuez à nous faire rêver via le blog, on est un peu du voyage ainsi, bien au chaud!!!

    RépondreSupprimer