dimanche 19 mars 2017

Fuerteventura à vélo - Conseils pratiques

Fuerteventura est plus grande que Lanzarote (113 km à vol d'oiseau de Corralejo au nord-est à Morro Jable au sud). Nous n'y sommes restés que 5 jours et n'avons pas dépassé les environs de Gran Tarajal, sur la côte est.
Même si les paysages sont plus ouverts et plus vastes que sur Lanzarote, le relief reste bien marqué et le trajet de La Oliva à Pajara offre de belles montées pour ceux qui aiment les routes de montagne.

Encore des routes très féquentées.
De Corralejo à Puerto del Rosario en passant par La Oliva (FV 101 - FV 10).
De Morro Jable à Puerto del Rosario (la FV 2): nous n'avons emprunté qu'une douzaine de km avant de piquer sur Antigua mais assez pour dire que ça roule beaucoup et vite (voitures et camions ).
De puerto del Rosario à Corralejo (FV 1): pour nous, la pire empruntée sur l'île. Un défilé incessant de voitures de location et de camions. C'est pourtant le seul moyen de passer entre l'océan et les magnifiques dunes du Parque Natural de Corralejo.

La portion la plus belle : entre La Oliva et Tuineje en passant par Betancuria (FV 10- FV 207 - FV 30). Grande variété de paysages et de belles grimpettes dans la région de Betancuria.

Les lieux remarquables : un parfum de splendeur passée à La Oliva, le charme de Betancuria et sa vallée encaissée, la désolation des coulées de lave de Malpaís Grande, l'église et la place d'Antigua, les dunes du parc naturel de Corralejo.

Notre choix du logement à LANZAROTE et FUERTEVENTURA
Le camping est inexistant sur ces deux îles. Le camping sauvage n'est pas autorisé. Les hôtels, assez rares à l'intérieur car plutôt situés sur la côte, près des plages, ne proposent souvent que de louer au minimum pour 2 ou 3 nuits. Nous avons choisi la formule Airbnb qui nous permet d'avoir plus de contacts avec les gens du pays. Sur LANZAROTE, nous sommes parfois restés 2 ou 3 nuits au même endroit, ce qui nous a permis de faire des circuits à la journée sans les sacoches.

Nos vélos
Nous avions apporté nos vélos de France, emballés dans des cartons. Nous avons eu la possibilité de faire garder nos cartons et de les réutiliser pour le retour (gain de temps !)
Voyage de Nantes à Arrecife, escale à Madrid. Vol avec Iberia. Coût du transport des vélos 75 €/ vélo à l'aller et 45 € / vélo au retour.
Loger chez l'habitant nous a permis de ne prendre que 2 sacoches chacun + la sacoche de guidon.

Le vélo à LANZAROTE et FUERTEVENTURA
- Sur ces  2 îles, les vélos rencontrés sont avant tout les vélos de route, des hordes de cyclistes en cuissards et maillots aux couleurs éclatantes. Des pelotons difficiles à doubler en voiture et qui agacent fortement les autochtones automobilistes. Certains sont Espagnols, beaucoup sont Allemands.
- Nous n'avons rencontré que 3 ou 4 cyclo-touristes avec sacoches et seulement sur FUERTEVENTURA. Parmi eux, nous en avons surpris un seul faisant du camping sauvage dans un creux un peu humide de la vallée de Betancuria.

Merci aux Canariens
Merci à tous ces gens que nous avons rencontrés et qui nous ont aidés, accueillis, renseignés. Toujours calmes malgré l'invasion touristique (mais aussi source indispensable de revenus). Jamais un mot plus haut que l'autre. Beaucoup de courtoisie. Toujours une solution si un problème se présentait.





Montée vers Haría



Chez Mariano

A l'aéroport de Nantes

jeudi 16 mars 2017

Lanzarote à vélo - Conseils pratiques

Monument à l' agriculteur

Architectures contrastées


Certaines routes sont  très fréquentées par les voitures de location. Vis à vis des cyclistes, les conducteurs ont donc la même attitude que dans leur pays d'origine. Si la voiture derrière vous ralentit à votre approche, attend que le véhicule d'en face soit passé pour vous doubler et si elle respecte l'écartement, vous avez de fortes chances d'avoir affaire à un Espagnol. Si la voiture passe sans presque s'écarter, sans ralentir, si elle double malgré la présence de véhicules venant en face ou à l'approche d'un virage, vous êtes en présence d'un autre représentant de la Communauté Européenne et sans doute même d'un Français!

Des routes très fréquentées
la LZ 1, d' Arrecife à Órzola. De la sortie d'Arrecife à Tahiche, il y a une piste cyclable qui double la route. Quelques km après Tahiche, nous n'avons pas vu à temps où prendre l'ancienne route qui longe la nouvelle sur la gauche, pourtant elle permet d'éviter le gros trafic et de passer par Guatiza ( visite du Jardin de Cactus). 4 km plus loin, il faut hélas rejoindre la nouvelle LZ 1.

La LZ 30, de Uga au Monumento al Campesino. c'est la très belle route des vins, dans la Geria, à prendre absolument, mais le trafic routier est très dense et les voitures vont vite.

La LZ 2, d'Arrecife à Playa Blanca : à éviter absolument. Il est facile d'être plus tranquille entre Uga et Playa Blanca en prenant la LZ 01.

La LZ 402 qui se branche sur la LZ 30 au sud de Teguise pour aller à  Playa de Famara, presque droite et en descente. Beaucoup de voitures vont vite.

Une balade sympa au bord de l'océan : el paseo marítimo qui va d'Arrecife a los Pocillos. Une promenade aménagée le long de l'océan pour les piétons et les cyclistes.

Le relief : très marqué dans le nord de l'île, dans la région d'Haría et jusqu'au Mirador del Río, à l'ouest d'Órzola, ravira les amateurs de routes de montagne.

Le vent : vents dominants de l'est et du nord-est. Il souffle presque tous les jours, de modéré à fort. De par l'expérience que nous en avons, quand il vient de l'est ou du nord-est, c'est du beau temps, quand il tourne au nord -ouest ou à l'ouest, c'est plutôt de la pluie. Sur la vingtaine de jours passés là-bas, nous avons eu droit à tous les cas de figure...et toujours le vent dans le nez !

Les lieux remarquables : ils sont nombreux sur LANZAROTE, ce qui en fait notre île préférée.
Haría et sa palmeraie, le parc national de Timanfaya et ses airs de planète Mars, la région viticole de la Geria et ses murets en demi-cercle, le petit port d'El golfo perdu au bord de l'océan.
Tous les lieux marqués par l'empreinte de César MANRIQUE : la fondation Cesar Manrique à Tahiche, le Jardin de Cactus à Guatiza, le Mirador del Río avec sa vue aérienne sur l'île de la Graciosa, sa dernière maison à Haría, le monument al campesino et la Casa Museo, los Jameos del Agua.

mardi 21 février 2017

Arrecife - Fin du voyage

Les vélos sont emballés dans leur carton pour le retour.
Visite d'Arrecife, la capitale de Lanzarote, ville sans charme particulier. On la repère même de loin à cause d'un horrible hôtel d'une dizaine d'étages. Heureusement que César Manrique a lutté pour la préservation de son île car aujourd'hui on verrait probablement d'autres constructions de ce style qui défigureraient le littoral.
Le vieux quartier est peu étendu près du Charco de San Ginés. Ce bassin rempli de petits bateaux de pêche est entouré de bars et restaurants pour touristes. Deux forts furent construits aux XVI°  et XVIII ° siècles pour protéger la ville des pirates et autres corsaires.
Deux rencontres intéressantes : des jeunes qui construisent des châteaux de sable originaux sur la plage et un récupérateur qui fabrique des bateaux avec des bidons. Il veut aussi maintenir une tradition locale :organiser des jeux ou des courses sur l'eau avec ces petits bateaux en tôle.
Nous rentrons en France demain. Un dernier dessin sera posté dans quelques jours. 







Jeu de grands enfants





Récupérateur de bidons
 




lundi 20 février 2017

Le carnaval

Fête traditionnelle attendue aux Canaries, inspiré de celui de Rio de Janeiro. Celui de Tenerife est le plus célèbre mais, à Lanzarote et Fuerteventura, on le célèbre aussi. Il s'étale sur plusieurs semaines, souvent jusqu'à Pâques. Chaque weekend, à partir de mi- février, une ville l'accueille et il défile ainsi sur les villes d'un même canton.
Nous avons été invités à la présentation du carnaval 2017 à Yaiza. Sur le thème librement inspiré de Al Andalus et du "duende" flamenco, des danseurs vêtus de paillettes, tenues légères et colorées, et coiffures éclatantes, nous ont offert un spectacle de carnaval, accompagné d'une batucada qui rythme la danse lorsque le carnaval défile dans les rues.
Notre dernier parcours à vélo passait d'abord par la Geria, région viticole fertile, si surprenante, où chaque pied de vigne est planté dans un énorme trou protégé des vents dominants par des murets de pierre volcanique. Puis nous nous sommes arrêtés au  "Monument au Paysan et à la Fertilité" de César Manrique. L'artiste a recréé des bâtiments inspirés de l'architecture paysanne et au milieu de cet ensemble, un escalier dans une bulle volcanique donne accès à un vaste restaurant souterrain. Le blanc et le vert, couleurs emblématiques de Manrique, sont omniprésents. Une immense sculpture cubiste blanche de 15 mètres de hauteur, constituée de réservoirs d'eau de bateaux, domine le site.



Présentation du carnaval de Yaiza



La Geria



Monument au Paysan et à la Fertilité ( César Manrique)



Site d'inspiration rurale créé par César Manrique



Danses traditionnelles de Lanzarote

dimanche 19 février 2017

El Golfo et ses environs

Retour sur la côte ouest, à El golfo, petit village de pêcheurs adossé à une coulée de lave et fouetté par les rouleaux de l'océan. Les vagues viennent s'écraser sur la roche noire formant des gerbes d'eau éclatantes. Spectacle vivifiant sous les rafales de vent omniprésent. On se sent un peu au bout du monde. La route s'arrête là. Les petites barques de pêche ne s'aventurent pas en mer en cette saison. La houle est trop forte. La pêche ne se pratique qu'en été.
Du village, part un sentier de randonnée de 11 km qui longe l'océan et traverse des champs de lave dans le parc de Timanfaya.
Dans ce village arrivent aussi des cars et des voitures de touristes  pour voir el Charco de los Clicos, une lagune aux eaux vertes dans un ancien cratère envahi par la mer. Cette couleur verte est due à des algues. Il paraît que sa salinité serait supérieure à celle de la Mer Morte. Sur la plage de sable noir on peut trouver de l'olivine.
Tout près, s' étendent les salines de Janubio, les plus importantes de Lanzarote mais dont la production s'est considérablement réduite. Autrefois, leur sel était avant tout utilisé pour la salaison du poisson, pratique en déclin car remplacée par la conservation par le froid. Elles sont classées Espace Naturel Protégé. 







El Golfo



El Charco de los Clicos ou Lagune Verte



Goélands  intéressés




Salines de Janubio









vendredi 17 février 2017

Du sable, du vent, des voitures

Pour retourner à Lanzarote, nous devons reprendre le ferry à Corralejo. La route qui y conduit pourrait être très agréable vu qu'elle longe l'océan, mais elle est abrutissante en raison d'un défilé incessant de voitures et de camions qui nous empêchent d'apprécier le décor. Nous pouvons néanmoins constater les dégâts du bétonnage de la côte : lotissements de résidences touristiques à l'abandon, projets d'appartements inachevés laissant face à la mer des carcasses qui tombent en ruines, barre d'hôtels construits dans le parc naturel de Corralejo. Pourquoi cette  dégradation de la côte? Des promoteurs véreux qui s'approprient des terrains protégés? Contrats juteux avec des entreprises du bâtiment ? Qui sont les gagnants? Qui sont les perdants ?
A l'approche de Corralejo, un nouveau paysage s'offre à nous : des dunes de sable blanc sur des kilomètres. Nous sommes dans le parc naturel de Corralejo. Le bonheur des touristes. Là, on peut se baigner- en fait, les baigneurs sont rares en ce moment -, faire du surf, du windsurf, du kitesurf, marcher ou glisser sur les dunes ou simplement se dorer au soleil. Les plages sont vastes.
Après une traversée de 25 minutes sur une mer calme, nous voilà à nouveau à Lanzarote et c'est encore sous de terribles rafales de vent contraire que nous remontons vers Uga. Heureusement, nous pouvons emprunter une route secondaire où le trafic est moins important et sur laquelle circulent toutes sortes de vélos dont des handbikes.




Projet abandonné

Barre d'hôtels  dans le parc naturel de Corralejo

Départ de Fuerteventura



Dépassée par un handbike


mercredi 15 février 2017

Terre de pierres et de cailloux

Ce matin, piste au milieu de la lave puis route dans un paysage de roches rouges et de cailloux, raviné par l'érosion de la pluie, de vieux murs de pierre qui s'écroulent, vestiges d'une activité agricole disparue. Des moulins à vent en ruines en sont le témoignage. 
Il ne reste ici que la fabrication de fromages de chèvre réputés, la transformation de l'aloe vera cultivé sur de petites surfaces et les cultures vivrières sur des parcelles familiales.
La véritable industrie de l'île est le tourisme qui mobilise de la main d'oeuvre : hôtellerie, restauration, accueil, entretien du linge- ce sont plusieurs tonnes de draps et serviettes lavés chaque jour dans la plus grande laverie de l'île-  vente de souvenirs, agences de location, entretien des véhicules, sans parler de la construction sur laquelle il y aurait beaucoup à dire en matière d'urbanisme. le bétonnage des côtes est entamé malgré certaine prise de conscience d'associations.
Nous avons fait une halte à Antigua et à Tetir où nous avons retrouvé de petites églises aux clochers particuliers. Les places des villages sont toujours mises en valeur par les palmiers  qui se détachent sur les murs blancs. Par contre, dans certains villages, le bureau de poste n'existe pas et quand il y en a un, il fait office de poste nationale (Correos) mais il est aussi au service de transports postaux privés.
Aujourd'hui, quelques petits cols pas trop difficiles à franchir sous un ciel gris qui a fini par libérer la pluie. Heureusement, nous étions arrivés !