vendredi 10 février 2017

Parc National de Timanfaya

Hier,  jour sans sacoches pour aller visiter le Parc National de Timanfaya appelé aussi Montagnes de Feu. Le parcours  n'a pas été très tranquille, d'une part à cause d'un fort vent froid, d'autre part en raison du trafic. Il y avait des files interminables de voitures de location pour entrer dans le parc. Il paraît qu'il en est ainsi tous les jours. Il est vrai que la visite de ce parc de volcans protégé en vaut la peine. Cette visite se fait sur un circuit de 45 mn uniquement en bus. C'est certes frustrant, mais au moins de cette manière il n'y a pas de dégradation du lieu par les touristes. Le bus nous emmène à travers un paysage lunaire au milieu de volcans qui se formèrent au XVIII siècle. Le Centre des Visiteurs vient compléter l'excursion.

Au retour, nous nous sommes arrêtés à Tiagua au musée agricole du Patio dans lequel on peut voir objets, outils, photos, meubles de la première moitié du XX° siècle avec une abondante information sur l'évolution de l'agriculture à Lanzarote.

Pour le weekend, il y a alerte "jaune" avec vent et pluie. Nous verrons bien ce qu'il en est.


Parc de Timanfaya

Fleurs poussant sur la lave

Sur la cendre volcanique

Antrefois, on dormait sur ce lit

Etranges cactus

mardi 7 février 2017

Vers le nord de l'ïle





Montée vers le Mirador del Rio

Route sur une coulée de lave

Murets pour protéger du vent

Vigne et cactus protégés du vent

L'île de la Graciosa vue du Mirador del Rio

Haria


Nous retrouvons une oeuvre de César Manrique : Los Jameos del Agua. Il a aménagé une grotte ouverte dans un tunnel de lave qui court jusqu'à l'océan. Un lac souterrain où vivent  de minuscules crabes albinos, une piscine créée par l'artiste, un auditorium de 600 places dans une cavité de basalte, des escaliers et des points de vue sur l'ensemble, le tout dans un décor végétal, en font un endroit très touristique.
La route que nous prenons serpente sur un champ de lave que la végétation a fini par investir. Au fur et mesure que l'on monte, on découvre la culture de la vigne ou des figuiers de barbarie. Ces derniers, originaires du Mexique, ont été introduits aux Canaries pour la cochenille, colorant autrefois utilisé notamment dans les cosmétiques. Aujourd'hui, on ne les cultive plus que pour leurs fruits. Toutes les cultures sont protégées du vent par des murets de pierre de lave, murets rectilignes ou en demi-cercle.
A 475 m d'altitude, au sommet d'une falaise, César Manrique a conçu un mirador, le Mirador del Rio, d'où l'on jouit d'une vue panoramique  sur l'île de la Graciosa, que l'on peut apprécier soit de l'extérieur, soit de l'intérieur du restaurant dont les baies vitrées donnent sur ce panorama. 
C'est fou ce que César Manrique  a créé pour mettre en valeur les beautés naturelles de son île ! Il a aussi lutté férocement contre le bétonnage de la côte. Il a su faire prendre conscience aux habitants de Lanzarote de la richesse et aussi de la fragilité de leur patrimoine naturel et culturel. Malheureusement, sa voix s'est éteinte. L'intérêt et le profit des promoteurs, encouragés par les responsables politiques locaux ou nationaux, pourraient réduire à néant toutes les luttes qu'il a menées pour préserver son île.
Nous passons une journée à Haria, dans la "vallée aux 10 000 palmiers" ce qui lui confère un côté africain. César Manrique, qui appréciait le calme et l'authenticité de cette petite ville, y a fait construire sa dernière maison sur les ruines d'une ancienne demeure paysanne.
Cette région, une des plus humides de l'île, est avant tout agricole. On y cultive pommes de terre, tomates, oignons, lentilles, haricots, maïs, petits pois, selon une technique ancienne: comme l'eau est très rare, même si c'est la région la plus arrosée de l'île, on recouvre la terre de "picón, ce sable de lave grossier, qui a la propriété d'absorber la rosée du matin tout en conservant l'humidité de la terre. Cette couche noire qui recouvre les champs est surprenante : on a l'impression que les plantes poussent sur la lave!

lundi 6 février 2017

Sous le signe du cactus


Sur la route qui va de Tahiche à Orzola, nous avons découvert une autre oeuvre de César Manrique, cette fois-ci sous forme de cactus. Cet artiste a transformé une carrière désaffectée de "picón",  petit gravier volcanique, en un jardin de cactus paysagé. Dans cet amphithéâtre, il a planté sur plusieurs niveaux plus de 1400 variétés de cactus, d'origines, d'espèces, de tailles, de formes différentes. Chaque cactus, si petit soit-il, nous réserve de belles surprises, dès que l'on prend le temps de l'observer, sans le toucher !!!











samedi 4 février 2017

Manifestation à Arrecife (la capitale de l'île) pour obtenir du matériel de radiothérapie à Lanzarote

"Une personne sur deux qui naît aujourd'hui aura un cancer- Radiothérapie maintenant"
Regard sur l'océan
Sculpture de César Manrique
Vue sur  un champ de lave depuis la maison de  César Manrique

Premières impressions sur  Lanzarote, plus spécialement sur Playa Honda où nous sommes depuis notre arrivée.

D'un côté, des maisons blanches, assez basses, qui se détachent sur un paysage ocre, pelé, dominé par quelques volcans,  et de l'autre, l'océan atlantique, d'un bleu profond. Et aujourd'hui un ciel bleu également. En plein soleil, nous avons frôlé les 30°.
A Lanzarote, on facilite l'accueil des touristes : des bâtiments récents et coquets dépassant rarement trois étages, repeints régulièrement en blanc, des rues propres, des routes qui permettent de traverser facilement  l'île, de  nombreuses pistes cyclables, notamment sur le front de mer, des terrasses bien situées, etc
Mais les habitants de l'île souffrent des inconvénients d'une vie insulaire, par exemple en matière de santé. C'est ainsi que nous avons vu ce matin une immense manifestation pour l'obtention de matériel de radiothérapie dont l'île n'est pas dotée. En cas de maladie grave comme le cancer, les gens doivent  prendre l'avion pour aller passer des radios à Las Palmas sur l'île de Gran Canaria, Heureusement qu'ils bénéficient de tarifs préférentiels pour l'avion...
Aujourd'hui, nous sommes allés visiter la fondation César Manrique, à 12 km de Playa Honda.
César Manrique, artiste né à Lanzarote, a beaucoup fait pour la sauvegarde de l'architecture traditionnelle et de l'environnement de l'île. Il a  construit une de ses maisons sur un champ de lave et dans des bulles volcaniques, conjuguant architecture contemporaine et paysage minéral. Des tunnels traversent la lave pour rejoindre les différents salons logés dans les bulles. Un jardin de cactées poussant dans la lave entoure sa maison. C'est surprenant et superbe. 
 Demain, nous quittons la côte et partons vers Haria, dans le nord est.





samedi 28 janvier 2017

Je me lance dans un blog sans savoir si je pourrai le tenir (difficultés de connexion, ordinateur très lent, manque de temps...)
Voici les itinéraires auxquels nous avons pensé mais ils pourront être modifiés en fonction du vent, des dénivelés ou des rencontres que nous ferons.